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L'ART DE LA COOPÉRATION

Le rêve américain


Prenons l'exemple des Etats-Unis. Le plus grand désir ici, le « rêve américain », est un désir d'abondance et de li¬berté. Dominée par le rayon d'idéalisme, la nature fon¬damentale de la personnalité des Etats-Unis s'exprime par la compétition. Elle ne peut faire autrement car son idéa¬lisme et son sens de l'individualité accroissent son esprit de compétition.

Les pères pèlerins vinrent en Amérique pour y trouver la liberté de culte. Ils découvrirent une terre « où coulaient le lait et le miel ». Cela répondait à leur rêve d'abondance, de richesse matérielle, d'expansion, de pouvoir, à tout ce qui était susceptible d'améliorer la vie des hommes sur le plan physique. C'est ainsi qu'est né le rêve américain. Pour construire cette nation, les premiers immigrants durent se battre contre les Indiens à qui appartenait la terre et ils les exterminèrent presque tous. Ils se servirent de leurs fusils et, bien sûr, un bon fusil est plus efficace que le meilleur des arcs. Il est plus rapide, plus meurtrier et, bien manié, il est infaillible. La compétition est à la base de toutes les activités de pionniers, et ce pays a été arraché aux indfiens par la force. Il est impossible de faire œuvre de pionnier et de construire une nation sans se battre. Mais cet esprit de compétition a perduré et il est devenu la principale carac¬téristique de ce pays.

Le « cadeau » donné par l'Amérique au monde entier, à travers ses films et par le pouvoir économique qu'elle détient, est la compétition. Cette compétition est l'aspect majeur de la vie américaine actuelle. Ce n'est pas son seul aspect mais c'est le principal.

On enseigne la compétition aux enfants américains dès leur plus jeune âge. On les pousse à rivaliser les uns avec les autres, on les conditionne dans ce sens. Ils ne sont pas les seuls, bien sûr. Il en est de même en Europe et surtout au Japon. Les mères n'accordent de louanges à leurs en¬fants que s'ils s'efforcent d'être les meilleurs en classe. On leur apprend à accueillir avec joie toute éventualité qui pourra améliorer leurs « chances » dans la vie. Cet état d'esprit commence à dominer notre vision de la vie et il s'est répandu dans le monde entier. Le rêve américain est devenu un rêve mondial d'abondance.

Ce rêve a ses racines dans l'avidité qui est elle-même fondée sur la peur. Il s'exprime par la compétition également basée sur la peur. Sans peur la compétition ne peut exister. Supprimez la peur et à sa place vous avez l'amour, la confiance, la foi, qualités dont la perte est lourde de conséquences. Cette foi essentielle en la vie, cette confiance de base, cet amour et cet esprit de bonne volonté et de coopération sont innés en chacun de nous mais si, au lieu d'être encouragés par nos parents, ils sont remplacés par la crainte, le mécanisme de la compétition s'installe dans la conscience.

Certaines nations sont incapables de se passer de la compétition. Les Etats-Unis ont une influence sur la manière de vivre du reste du monde et c'est un grave problème. Cette influence se propage par la radio, la télévision et le cinéma. Les films américains jouent dans le monde entier un rôle pédagogique considérable. Ils sont largement diffusés, dans les pays développés comme dans ceux en développement. Les Etats-Unis font de bons et de mauvais films, mais avant tout des films qui présentent un certain modèle de vie. Ils apprennent au reste du monde comment vivre dans la crainte et comment surmonter cette crainte grâce à la compétition : si vous êtes compétitif, vous pouvez sur-monter la peur. Vous gagnez, vous accroissez vos biens, vous vivez dans l'abondance, de manière à avoir un édre¬don pour vous protéger des forces qui vous font peur.

Dans ce pays, on apprend à chacun que le rêve, c'est de devenir millionnaire. Je sais que personne dans cette salle n'a ce genre d'idéal. Vous seriez d'ailleurs bien incapables de devenir millionnaire, parce que ce qui vous intéresse, c'est de comprendre le sens et le but de la vie. C'est la raison pour laquelle vous faites partie d'un groupe comme le nôtre. Mais bon nombre de vos concitoyens vivent dans l'espoir de devenir millionnaire. Le premier million est difficile à acquérir, mais ensuite tout devient aisé. Il suffit d'investir et de jouer en bourse où, comme dans un casino, un million peut rapidement devenir deux millions, puis trois, et même un milliard. Cela fait partie du rêve améri¬cain.

Vous appelez cela la liberté ?
Vous pourriez tout aussi bien dire : « Je veux un énorme coussin rempli de dollars. Je pourrais m'asseoir dessus, m'en faire un édredon et m'y blottir. Je sais qu'alors rien ne pourrait m'atteindre. J'aurais un gardien à l'entrée de mon immeuble et il faudrait connaître le mot de passe pour arriver jusqu'à mon oreiller rempli de dollars. » Vivre ainsi, c'est vivre derrière des barreaux. Il faut saluer le gardien au passage, avoir la permission d'entrer et de sor¬tir. Vous appelez cela la liberté ? Les personnes qui vivent ainsi ne viennent jamais à mes conférences parce qu'elles se terminent à minuit. Elles ont peur de rentrer chez elles la nuit. Elles ont peur d'être agressées, d'être dévalisées. Il en est ainsi dans le monde entier. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la liberté.

Les Américains en particulier ont, d'une manière géné¬rale, accepté cette vision aberrante des choses. Ils veulent la liberté mais ils créent des institutions qui leur refusent cette liberté même qu'ils sont supposés vouloir et protéger. Ils réunissent de vastes armées pour protéger leur manière de vivre. J'aime l'Amérique et les Américains. Mais votre devise : « American Way of Life » n'a rien à voir avec la liberté, elle n'a rien à voir avec la justice et la coopération. Elle est fondée sur la compétition.

Les Américains sont particulièrement doués pour la compétition parce qu'elle est partie intégrante de leur vie, que ce soit dans le domaine des affaires ou dans celui de la guerre par exemple. Et, s'ils ne peuvent s'y livrer ouvertement, ils le font en cachette, par l'intermédiaire de la CIA. Quel est le rôle de la CIA à votre avis ? C'est d'entrer en compétition avec les autres pays sans en avoir l'air, parce que ce n'est pas très fair play de se débarrasser de gouver¬nements démocratiquement élus. La CIA est là pour faire la sale besogne.

Je m'en prends aux Etats-Unis, mais ce n'est pas réel¬lement mon intention. J'essaie de mettre l'accent sur la principale source de compétition, mais cet état de fait s'est répandu partout et menace aujourd'hui l'existence Si nous ne renonçons pas à la compétition, nous détrui¬rons le monde. C'est l'évidence même. Les hommes doi¬vent comprendre qu'ils sont interdépendants, frères et sœurs d'une humanité une, et que cette humanité est une force qui a un rôle à jouer dans le monde et doit obéir à certaines règles. Ces règles sont innées au niveau de l'âme. Lorsque nous nous exprimons sur le plan de l'âme nous obéissons à ces règles.

Nous devons absolument coopérer. Que ce soit dans le domaine politique ou dans le domaine économique, il n'existe aucune nation au monde, pas même la plus grande, qui puisse survivre seule. Les Etats-Unis ont une dette nationale d'environ 30 000 milliards de dollars, dont 25 % est garantie par le Japon. Si le Japon retirait ses investisse¬ments des Etats-Unis, 25 % de cette dette nationale ne serait plus garantie. Il vous faudrait trouver l'argent ailleurs ou voir votre économie s'écrouler. Cet effondrement serait inévitable.

Une telle situation est le résultat d'une conception du monde totalement erronée de la part des gouvernements successifs de ce pays. Le monde est différent de ce qu'ils ont imaginé. Ils l'ont vu, en fait, comme un vaste terrain où l'on pouvait se livrer au jeu du pouvoir et où les plus forts auraient le maximum de contrôle sur les règles du jeu. Pendant des siècles, les autres pays ne se sont guère inté¬ressés à ce genre de jeu, que ce soit en Europe ou, qui plus est, en Asie. Pendant des milliers d'années, la Chine a été déchirée par les conflits qui ont opposé des seigneurs de la guerre, et il en fut de même au Japon.

Les Etats-Unis, étant un pays neuf, n'ont pas connu de luttes internes similaires. C'est tout à fait inhabituel pour un pays aussi vaste que le vôtre. Vous avez connu la guerre d'Indépendance et la guerre de Sécession entre le Nord et le Sud. Ce fut une manière rapide (même si cela a semblé long sur le moment), de mettre en place les éléments cons¬titutifs de l'histoire moderne. Je suis certain que bon nom¬bre de personnes dans ce pays souffrent encore des consé¬quences de la guerre de Sécession, mais cette guerre a permis la libération des esclaves noirs. La guerre a du bon et du mauvais. Certaines guerres sont justes, d'autres tota¬lement injustes. Ce que nous attendons, si nous nous référons à ce qu'a affirmé le Maître Djwhal Khul par l'intermédiaire d'Alice Bailey, c'est la manifestation du 2e rayon d'Amour de l'âme des Etats-Unis. Lorsque cet aspect se manifestera, il débar¬rassera le monde de la compétition. Jusqu'à présent, c'est l'aspect de sa personnalité qui s'est largement manifesté, par son avidité, sa présomption et sa lourdeur, sa facilité à imposer la loi, son puissant esprit de compétition venant de l'énergie du 6e rayon. Ce rayon procure la facilité de gal¬vaniser ses forces au maximum pour obtenir ce que l'on convoite. Le principe du désir agit à travers lui et, si tel n'était pas le cas, la perte serait grande, bien sûr, pour le monde. Au cours des deux mille ans qui viennent de s'écou¬ler, ce 6e rayon a dominé l'humanité. Il est l'héritage de l'ère des Poissons et il est focalisé sur les aspects les plus nouveaux de l'humanité. Les Etats-Unis incarnent un aspect récent du plan d'évo¬lution pour la planète. L'Amérique, c'est l'Europe trans¬portée au-delà des mers, des petits morceaux d'Europe : un peu d'Allemagne, d'Italie, de Grande-Bretagne, de Polo¬gne, de Suède, etc. Ces fragments ont été transplantés et mélangés les uns aux autres. Les Etats-Unis sont le résultat de cette expérience menée par la Hiérarchi Les peuples d'Europe et des Etats-Unis représentent la cinquième sous-race de la cinquième race racine, la race racine aryenne. Ce pays manifeste la dernière phase, la dernière expression du développement de l'humanité, depuis la première sous-race de la première race jusqu'à la cinquième sous-race de la cinquième race. De cette cin¬quième sous-race émergent maintenant, et il en sera ainsi durant une longue période dans le futur, ceux qui devien¬dront la sixième sous-race de la cinquième race. On les rencontrera en Europe et surtout aux Etats-Unis. Un nou¬vel être humain est créé à partir du mélange de populations. Au cœur des tensions, naissent les possibilités permettant l'émergence de l'intuition, qualité de l'âme. Des réalisations Le rayon de l'âme des Etats-Unis est le 2e rayon d'Amour-Sagesse qui s'est manifesté de manière évidente, après la guerre, avec le plan Marshall qui est à ce jour la plus grande réalisation des Etats-Unis vis-à-vis du reste du monde. Ce n'est pas votre sens de la compétition, votre informatisation, votre conquête de la Lune et votre espoir d'atteindre un jour la planète Mars qui importent. Tout le monde accomplit plus ou moins les mêmes prouesses tech¬niques. Les Etats-Unis le font à plus grande échelle, mieux et plus vite, parce que c'est un pays plus vaste et plus doué pour ce genre de choses. Mais tout cela n'a guère d'impor¬tance. Ce qui compte réellement, ce sont les justes relations humaines créées par une nation quelle qu'elle soit En tant qu'idéal, les Etats-Unis croient aux justes rela¬tions dans la mesure où elles correspondent à l'idée qu'ils s'en font. Pour eux, cet idéal est le capitalisme et un sys¬tème politique suffisamment démocratique, mais pas trop. Maintenant que la Guerre froide est terminée, une cer¬taine coopération s'est installée pour la première fois entre les Etats-Unis et l'ancienne Union soviétique (non pas par)le triomphe du capitalisme sur le communisme, mais parce que M. Gorbatchev, inspiré par Maitreya, s'est rendu aux Etats-Unis et a plaidé en faveur de la paix et de la fin de la Guerre froide). La Russie est également dominée par le 6° rayon de sa personnalité. Nous avons connu, face-à-face et en compétition, deux géants politiques, économiques et militaires, depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à une époque récente. Ces deux superpuissances ont exercé une pression extrêmement éprouvante sur l'humanité. En at¬tendant l'émergence de la Chine, il n'existe plus désormais qu'une seule superpuissance, les Etats-Unis, et la respon¬sabilité leur incombe de créer un monde différent. Cela ne sera possible que lorsque se manifestera le 2° rayon d'Amour, qui est celui de l'âme de cette nation. Comment peut-il se manifester ? Il ne le peut que par l'intermédiaire des disciples et des initiés, car ils sont les seuls à exprimer l'aspect de l'âme d'une nation. C'est à eux qu'il appartient de mettre en avant les idées, les enseigne¬ments, les formes-pensées qui inspireront la coopération à une échelle mondiale, en accord avec la mondialisation créée par les Etats-Unis dans le domaine économique, mais non dans le domaine politique. Pour l'instant, il n'existe pas suffisamment de bonne volonté entre les nations pour créer cette contrepartie politique et c'est pourquoi l'esprit de compétition, à travers les forces du marché, règne en maître dans notre vie. Si les forces du marché sont supposées dominer le mode de vie de la communauté mondiale, celui-ci sera nécessai¬rement basé sur la compétition car les forces du marché reposent sur elle. Les plus grands pays seront inévitablement les gagnants. Or il se trouve que les Etats-Unis sont la plus grande nation et c'est la raison pour laquelle ils encouragent les forces du marché. Personne ne va encourager de telles forces s'il se trouve dans une situation de faiblesse. Vous n'imaginez pas le Zaïre ou l'Ouganda fai¬sant « cadeau » au monde d'une économie basée sur les forces du marché. Un tel cadeau ne pouvait venir que des Etats-Unis et l'esprit de compétition s'est répandu dans le monde entier parce que votre économie s'est elle-même répandue partout. La crise spirituelle de l'humanité, la recherche du sens et du but de notre vie, se focalise aujourd'hui dans le do¬maine politique et spécialement dans le domaine économi¬que, et c'est là qu'il faudra trouver la solution. Cela signifie que l'aspect de l'âme, l'aspect spirituel, doit entrer en jeu. Nous devons observer notre manière d'agir et transfor¬mer nos habitudes. L'humanité doit changer ou mourir. C'est ce que le Maître exprime avec tant de justesse : « Coo¬pération est synonyme d'unité. L'unité et la coopération sont les tremplins de l'avenir, offrant à tous l'assurance de l'accomplissement. De grandes réserves d'énergie restent dormantes au sein de l'humanité, n 'attendant que la magie de la coopération pour se manifester. » En vivant dans la compétition et dans la crainte, nous n'utilisons qu'une infime partie de notre potentiel. Il existe des milliards d'individus, la majorité de la population mondiale, qui n'ont pas la possibilité de s'exprimer, qui ne jouent aucun rôle dans leur propre destinée. Le monde les ignore. Ils ne peuvent qu'être des spectateurs misérables, exploités, blessés, aigris, observant avec colère ce qui se passe dans le monde, regardant la vie des autres défiler en images à la télévision ou dans les films. Quant à eux, ils se lèvent le matin pour travailler parfois dix-huit heures par jour afin de s'assurer une maigre subsistance. Ils dorment quelques heures, se lèvent à nouveau et font la même chose sept jours sur sept. C'est ainsi que se déroule la vie de millions d'individus, et celle de millions d'autres ne vaut guère mieux. Que va-t-il se passer lorsque ces hommes vont voir Maitreya, entendre sa voix réclamer la justice, le partage et de justes relations ? Ils attendent leur revanche. Ils ont étouffé le feu qui brûle naturellement au fond d'eux-mê¬mes, afin de ne pas exploser, de ne pas mettre fin à leurs jours ou tuer leur patron. Toute cette énergie vitale empri¬sonnée, étouffée, est pour le moment privée d'expression, mais cela ne pourra durer indéfiniment. Il faudra, à mon avis, tout le savoir-faire de Maitreya pour contrôler la si¬tuation et empêcher le feu qui couve de s'enflammer. Il se produira des explosions. Beaucoup, je crois, y perdront la vie. Maitreya appellera au changement mais aussi, soyez-en sûrs, à la modération et au pardon. Nous verrons les changements s'accélérer peu à peu et nous pardonnerons et oublierons les anciens préjudices. Il est nécessaire que les choses se déroulent ainsi. Sinon, il y aurait un bain de sang. La coopération doit être présentée comme la voie du futur et non simplement comme une regrettable nécessité, car autrement nous aurions une révolution. Il nous faut choisir de notre plein gré la voie du changement, la voie de la coopération. Nous devons reconnaître et accepter les droits de tout être humain, du plus défavorisé dans l'échelle sociale jusqu'au puissant magnat vivant dans un hôtel particulier du monde développé. La compétition, comme l'affirme le Maître, « va à l'encontre de l'ordre naturel, la coopération libère en l'homme la bonne volonté ». Une existence subhumaine Si la compétition est fondée sur la peur, ce qui est effec¬tivement le cas, nous vivons alors toute notre vie une existence subhumaine. Nous acceptons la compétition sans nous en rendre vraiment compte. Nous ne voyons qu'une partie de son mécanisme : nous devons produire des biens et des services à des prix plus compétitifs que les autres. Tel est le but. Si nous devons y perdre notre emploi, il nous faut l'accepter. Nous nous retrouvons au chômage parce qu'il est nécessaire de diminuer au maximum les coûts de production afin de vendre tel produit particulier moins cher qu'ailleurs. Si vous êtes un bon Américain et si vous croyez au mythe de la compétition, vous devriez être aussi capable d'accepter la perte de votre emploi, de votre confort, de votre manière de vivre. Cela fait naturellement partie de la règle du jeu dans une économie basée sur les forces du marché. Et si vous ne pouvez l'accepter ? Si les tensions sont trop fortes ? Les contraintes dues aux forces du marché commencent à se faire sentir très durement dans tous les pays développés. Il est quasiment impossible de se prome¬ner dans les rues de New York, Londres, Paris, Tokyo, Berlin ou n'importe où ailleurs, sans rencontrer des gens qui dorment dans la rue. Tous les sans-logis du monde est due aux forces du marché. A cela s'ajoute le problème de la drogue et de la criminalité montante qu'elle engendre. Aux Etats-Unis, 87 % de la criminalité est liée à la drogue. Il en est presque de même en Grande-Bretagne et dans le reste de l'Europe. Lorsque la crimina¬lité augmente, l'usage de la drogue croît et inversement. Les deux sont liés. Maitreya dit que les toxicomanes souf¬frent d'un manque spirituel. L'absence de valeurs spiri¬tuelles résultant de la compétition pousse les individus vers la drogue. Naturellement, cela rapporte des milliards de dollars aux caïds de la drogue qui fournissent à des millions d'individus le moyen de se suicider lentement. Croyez-vous que cela puisse continuer ainsi ? Nous de¬vons changer notre manière de vivre. Nous devons faire disparaître de la conscience humaine la peur qui s'exprime à travers la compétition. Comment faire ? Nous devons trouver un moyen. Nous pouvons suivre les conseils de Maitreya qui nous dit : « Faites-moi confiance, faites confiance à la vie, faites-vous confiance, faites confiance à votre divinité intérieure, et partagez les ressources de la Terre. » Dès que nous accepterons le principe du partage et créerons la justice dans le monde, à mon avis, nous en aurons fini avec la compétition. Le fléau de la compétition repose sur deux éléments : l'avidité et la peur. L'avidité est le résultat de la peur. La peur est à la base de tout ce qui empêche la vie de s'expri¬mer. Si vous supprimez la peur, vous libérez l'énergie vi¬tale. C'est la raison pour laquelle le système capitaliste est fondé sur la liberté qui devait permettre aux individus d'exprimer leur créativité. Cependant, il s'agit d'un point de vue très individualiste et très matériel qui laisse de côté l'aspect de l'âme qui, elle, s'exprime de manière collec¬tive. L'individualité dont chacun est si fier doit être mise au service du groupe. Lorsque c'est le cas, la nature du groupe change. Il ne recherche plus la compétition mais la coopération. Il exprime la bonne volonté divine. C'est ce à quoi nous devons parvenir et il en est de même pour tous les autres groupes. Inculquer la coopération aux groupes L'un des problèmes majeurs auxquels se trouvent con¬frontés nos groupes, aujourd'hui, dans certains pays plus que dans d'autres, est de trouver la manière de contacter les médias afin qu'ils transmettent notre message. Pourtant, les membres des différents groupes partagent tous la même conviction, ils attendent tous Maitreya et consacrent leur temps et leur énergie à ouvrir l'esprit du public à sa réap¬parition et à celle des Maîtres. Mais tout dépend de la coo¬pération existant au sein du groupe. Une juste coopération permet une action extérieure juste et, par conséquent, effi¬cace, tout comme l'efficacité dans le monde des affaires rend plus compétitif. Lorsque vous remplacez la compétition par la coopéra¬tion, vous pouvez bénéficier du savoir-faire, de l'acuité d'esprit, de la créativité et de l'imagination d'un grand nombre de personnes. Si vous travaillez dans ce sens, votre groupe devient beaucoup plus efficace. Vous avez davan¬tage d'idées à votre disposition et vous devez les utiliser. Vous devez reconnaître que chacun a le droit d'avoir ses propres idées. Elles n'ont peut-être pas toutes la même valeur en ce qui concerne le problème à résoudre mais, grâce à la coopération et aux essais suivis d'échecs, vous finirez par trouver les idées les plus efficaces. Cette ques¬tion de compétition et de coopération concerne tout parti¬culièrement les groupes et chacun d'eux devrait la prendre très au sérieux. Certains individus ne peuvent absolument pas coopé¬rer. Pour en revenir au 6e rayon, c'est celui qui a le plus de mal à coopérer à cause de son individualisme marqué. Le 6e rayon est le rayon de l'idéalisme, mais l'idéalisme s'ex¬prime toujours d'une manière très individualiste. Dans tous les groupes, vous trouverez des individus gouvernés par le 6° rayon, qui font partie de tels groupes à cause de leur idéalisme. Leur motivation est parfaitement juste, sincère et valable, mais leur manière de réagir, en raison de leur idéalisme centré sur leur propre individualité, les empêche de coopérer avec les autres membres du groupe. Ils peuvent travailler pour le groupe, efficace, mais pas avec le groupe. Coopérer signifie tra¬vailler avec les autres, ensemble, en trouvant le juste com-promis. Les personnes de 6e rayon ont du mal à accepter un compromis parce qu'elles ont toujours raison. Quel est l'intérêt, se disent-elles, de trouver un compromis avec quelqu'un qui a tort ? Telle est l'approche du 6e rayon. Il serait stupide de renoncer à mes idées puisque j'ai raison et qu'ils ont tort. Ce serait tout à fait insensé. Une personne de 6erayon n'est pas insensée. Elle peut être aveugle, bor¬née et obstinée, mais c'est autre chose. Des super-robots Le Maître affirme que si, pendant des siècles, il nous aurait été impossible de survivre sans la compétition qui est notre aspect animal, maintenant, par contre, nous pou¬vons créer très facilement tous les objets et produits dont nous avons besoin en utilisant des robots. Nous dispose¬rons même bientôt de super-robots et finalement nous crée¬rons les robots eux-mêmes grâce au pouvoir de notre pen¬sée. Nous en sommes capables, ce n'est pas un gros pro¬blème. Maintenant, nous avons atteint la maturité nécessaire, une maturité visible aux yeux des Maîtres, même si pour nous elle reste bien cachée. Les Maîtres savent que l'hu¬manité est désormais suffisamment mûre pour réfléchir, évaluer et reconnaître les possibilités, les dangers et les moyens d'action nécessaires au changement. Nous ne som¬mes encore jamais parvenus à nous détruire, bien que nous ayons été sur le point de le faire en 1959, lors de la crise de Berlin, qui aurait pu aboutir à une troisième guerre mon¬diale. Cette guerre fut empêchée, heureusement pour nous, grâce aux efforts conjugués de notre Hiérarchie et des Frères de l'espace qui ont agi par l'intermédiaire de leurs représentants dans le monde. Il y eut une autre alerte en 1962, lors de la crise des missiles cubains, mais curieusement ce ne fut pas aussi grave. La guerre contre la guerre a été gagnée en 1959 et la Terre a été sauvée. Nous avons toujours le pouvoir de détruire. Nous jouis-sons du libre arbitre ; nous pouvons rejeter Maitreya. Nous pouvons dire : « Non, la situation nous convient telle qu 'elle est. Nous sommes tellement habitués à la compétition que nous ne saurions agir autrement. » Mais lorsque les mar¬chés boursiers vont s'effondrer, que faire ? Le système va-t-il continuer à fonctionner ? Comment évaluer alors le succès ou l'échec ? D'énormes sociétés mondiales ont investi une grande partie de leurs capitaux en bourse et spéculent, jour après jour, heure après heure, sur les mar¬chés boursiers du monde entier. Il s'agit le plus souvent de spéculation sur les devises, sur le taux à venir du dollar, du yen, du mark, de la livre sterling. Toutes les grandes socié¬tés ont placé d'importantes sommes d'argent dans ce genre de spéculation. Il y a également des banques, comme la Barings, et des comtés, comme le comté d'Orange (au sud de la Californie), qui ont fait faillite il y a deux ou trois ans à cause de leurs investissements dans les produits dérivés, c'est-à-dire la spéculation sur la valeur supposée d'une monnaie donnée dans un délai de trois à six mois par exem¬ple. Tout ce vaste édifice, basé sur la compétition, peut s'effondrer du jour au lendemain et il doit être transformé. Les Maîtres savent que nous sommes prêts et suffisam¬ment mûrs pour prendre les dispositions qui s'imposent. Le Maître nous dit : « La population du monde peut se diviser en deux catégories : ceux qui rivalisent et ceux qui coopèrent. » Cette affirmation exprime parfaitement la situation et elle me paraît cruciale. Elle donne en effet la mesure de ce qui est en jeu actuellement et montre que le monde est prêt pour le changement. Deux grandes forces existent aujourd'hui : d'un côté les réactionnaires qui re¬gardent en arrière par amour du passé et qui s'accrochent désespérément à ce qui est vieux et inutile, à ce qui s'effon¬dre et tombe en ruine ; et, de l'autre, ceux qui réalisent que la seule voie vers le progrès passe par la coopération, ceux qui viennent en incarnation prêts à coopérer parce que ce sont des disciples et des initiés. C'est entre les mains de ces disciples et initiés, qui forment le Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde, que repose notre avenir. (Partage international, juillet/août 1998)
46 Bien des raisons expliquent que je doive descendre
et apparaître à nouveau parmi vous.

Les principales sont les suivantes :
mes Frères, les Maîtres de Sagesse, doivent, en groupe,
effectuer leur retour dans ce monde.
Etant à leur tête, moi, l'un d'entre eux, je fais de même. Nombreux sont ceux qui, dans le monde entier,
m'appellent, me supplient de revenir.
Je réponds à leur demande.
Beaucoup d'autres encore souffrent de la faim
et périssent inutilement par manque d'une nourriture
qui pourrit dans les entrepôts du monde.
Beaucoup ont besoin de mon aide, à différents titres :
en tant qu'instructeur, protecteur,
en tant qu'ami et guide.
C'est à tous ces titres que je viens.
Pour conduire les hommes, s'ils m'acceptent,
vers l'ère nouvelle, le monde nouveau,
l'avenir glorieux qui attend l'humanité
en cet âge qui commence,
pour toutes ces raisons, je viens.Je viens aussi pour indiquer la voie qui mène à Dieu,
la voie du retour vers votre Source ;
pour vous montrer que cette voie menant à Dieu
est une voie simple, que chaque homme peut emprunter;
pour vous élever vers la Lumière
de cette nouvelle Vérité
qui est la révélation que j'apporte,
pour tout cela, je viens. Extrait du message de Maitreya n° 2, le 15 septembre 1977

L'art de la coopération
Question et réponses
Les questions suivantes sont celles faisant suite aux conférences de 1997, données à San Francisco (Etats- Unis) et à Kerkrade (Pays-Bas) en 1997, et ont été publiées dans Partage international de juillet à novembre 1998. Les ques¬tions qui portent la mention « Japon » avant la date ont été posées à l'occasion de la conférence donnée par Benjamin Creme au Japon, en 1997, mais n 'ont jamais été publiées auparavant.

Coopérer dès le berceau
La coopération est tout d'abord un état d'esprit. Comment éduquer les enfants dans ce sens ?
La coopération doit être instaurée à un moment ou à un autre, le moment le plus favorable étant la petite enfance. Pour cela, il est nécessaire que les parents y croient eux-mêmes, qu'ils soient suffisamment tournés vers l'âme pour considérer la coopération comme la meilleure façon de vivre, non seulement au sein de la famille, mais aussi à l'extérieur.

La plupart des parents découvrent, lorsqu'ils envoient leur petit William ou leur petite Nancy au jardin d'enfant ou à l'école maternelle, que l'enfant s'adapte facilement ou au contraire ne s'adapte pas. S'il s'adapte, c'est géné¬ralement parce qu'il n'a pas un esprit trop compétitif et qu'il a déjà appris quelque peu à coopérer. Il comprend qu'à l'heure du déjeuner il faut se tenir tranquille et ne pas

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