AQBV logo
Accueil AQBV Bonne Volonté Mondial Agni Yoga
Grande Invocation Les Triangles Plan du site
Recherche
Nous contacter

3eme Bulletin 2009

Le problème du Capital Travail et Emploie - Capital

      Nous nous trouvons aujourd'hui à l'aube d'une ère économique entièrement nouvelle et unique. C'est un fait, dont l'évidence s'impose de plus en plus à tous ceux qui réfléchissent. La plus récente victoire de la science, la libération de l'énergie de l'atome, rend impossible à prédire l'avenir de l'humanité et le genre de la civilisation future. Les changements imminents sont si vastes, que toutes les anciennes valeurs économiques et les modes de vie familiers seront évidemment obligés de disparaître. Personne ne sait ce qui les remplacera.

Dans une analyse précédente des problèmes à considérer, j'en ai énuméré un (n°VII), que j'ai qualifié de Problème de l'Unité internationale. La découverte d'une méthode pour libérer l'énergie atomique et l'utiliser au bénéfice des hommes apportera des changements considérables à tout ce que l'on pourrait dire sur ce sujet. Etant donné le développement embryonnaire de cette découverte et les modifications évidentes qu'elle apportera forcément à la vie quotidienne, on ne peut envisager ce problème sous l'angle économique, comme d'abord prévu. Les conditions seront radicalement changées. Dans certains domaines, tels que celui de la distribution du charbon et du pétrole pour l'éclairage, le chauffage, les moyens de transport, n'est-il pas possible qu'à l'avenir aucune de ces ressources de la planète ne soit plus utilisée ? Je ne cite que ces deux cas, comme exemples des changements fondamentaux que l'usage de l'énergie atomique peut apporter à notre vie civilisée dans l'avenir.

Deux questions majeures ressortent de cette nouvelle découverte ; l'une se pose immédiatement et l'autre se développera plus tard. La première se rapporte aux intérêts financiers considérables, impliqués dans les produits que remplacera inévitablement le nouveau genre d'énergie. Ces intérêts susciteront une lutte implacable pour empêcher que d'autres profitent des sources nouvelles de richesses. En second lieu viendra le problème croissant de la main-d'oeuvre, libérée d'un travail pénible et des longues heures quotidiennes exigées actuellement pour obtenir un salaire permettant de vivre et de se procurer le nécessaire. La première question touche le capital, la seconde le travail ; l'une est le problème des intérêts s'étant assurés depuis longtemps un contrôle purement égoïste sur l'existence de l'humanité, l'autre est un problème de loisirs et de leur utilisation à des fins constructives. L'un des problèmes se rapporte à la civilisation et à son fonctionnement correct dans l'ère nouvelle, l'autre concerne la culture et l'emploi du temps à des fins créatrices.

Il ne m'appartient pas de prédire ici à quels usages sera ou pourra être affectée l'énergie la plus puissante qui fut jamais mise à la disposition de l'homme. Sa première utilisation positive fut de mettre fin à la guerre. Son application constructive, à l'avenir, est l'affaire de la science et son contrôle revient aux hommes de bonne volonté, comme il s'en trouvera dans toutes les nations. Cette énergie doit être sauvegardée contre les intérêts capitalistes ; elle doit absolument être consacrée aux usages pacifiques et employée à organiser un monde neuf et plus heureux. Un domaine entièrement nouveau s'ouvre aujourd'hui à la recherche scientifique, domaine où elle a longtemps désiré pénétrer. Je rappellerai que cette nouvelle puissance est bien plus sûre entre les mains des savants qu'entre celles des capitalistes, qui ne l'emploieraient qu'à accroître leurs dividendes. Aux mains des grandes démocraties et des races anglo-saxonnes et scandinaves, cette découverte est moins dangereuse qu'en d'autres mains. Elle ne peut toutefois leur appartenir en propre. D'autres nations et d'autres races en possèdent le secret et, par conséquent, la sécurité future de l'humanité dépend de deux choses :

1. Un enseignement progressif et rationnel, donné au peuple de chaque nation, sur les justes relations humaines, pour cultiver un esprit de bonne volonté. Cela amènera un changement complet des régimes politiques actuels, qui s'inspirent surtout du nationalisme et d'ambitions égoïstes. La véritable démocratie, pour le moment un simple rêve, sera fondée sur une éducation préparant à la bonne volonté.
2. L'enseignement aux enfants de l'avenir de la véritable unité humaine et de l'usage des ressources du monde pour le bien général.

J'ai déjà indiqué que toutes les nations sont égoïstes, nationalistes, orgueilleuses et séparatistes. Certaines, toutefois, à cause de leur caractère cosmopolite et de la multiplicité des races qui les composent, sont normalement plus larges que d'autres dans leurs idées et dans leurs plans. Elles sont plus disposées que d'autres à raisonner en termes de l'humanité considérée comme un tout. Citons parmi elles les Etats-Unis, le Commonwealth britannique et les Républiques socialistes soviétiques. Ces Grandes Puissances, composées de nombreuses nations et races, forment le triangle central du nouveau monde à venir. Aussi l'occasion leur est-elle offerte de guider l'humanité à présent, et cela sous-entend la responsabilité innée de diriger le monde. D'autres races ne possèdent pas cette capacité inhérente. Elles ne réussissent pas comme colonisatrices ; étant plutôt nationalistes elles exploitent les "races assujetties", à l'exception des Hollandais. Pour les trois Grandes Puissances, la fusion des nombreux éléments dont se composent leurs citoyens, pour former un tout homogène, a été une impulsion conditionnante nécessaire. Je ne parle pas ici de l'histoire du passé de ces nations, mais des conceptions et des intentions fondamentales des trois qui doivent frayer la voie à l'avenir des affaires mondiales. L'intention qui guide au fond les Etats-Unis est d'assurer à tous, sans exception, le bien-être, dans le cadre de sa juridiction nationale, et la "chasse au bonheur" est une formule familière traduisant cette aspiration. Le principe fondamental qui inspire le gouvernement britannique est la justice pour tous ; le motif de base de l'U.R.S.S. est d'établir de bonnes conditions d'existence, de donner à chacun sa chance et de niveler toutes les classes séparées, pour en former un groupe prospère d'êtres humains. Tous ces objectifs sont bons et leur application à la vie de l'humanité garantira un monde plus heureux et plus pacifique.

Ce sont là forcément des généralisations. Il existe dans chaque pays, sans exception, de bons et de mauvais éléments. Chacun compte des groupes progressistes et des réactionnaires. En Russie, des hommes cruels et ambitieux seraient heureux d'exploiter le monde au profit de la Russie et chercheraient à imposer la volonté du prolétariat à toutes les classes et castes, dans l'ensemble du monde civilisé. Il y a des penseurs en Russie et des hommes doués de vision qui leur font opposition. Le Commonwealth britannique comprend des gens réactionnaires, dotés de l'esprit de classe, qui détestent la puissance croissante des masses et s'accrochent désespérément à leur prestige héréditaire et à leur position. Ils empêcheraient le progrès du peuple britannique et préféreraient voir la restauration de l'ancien système hiérarchique, paternaliste et féodal. La masse du peuple, s'exprimant par la voix du Parti du Travail, ne l'entend pas ainsi. Aux Etats-Unis, on isole et on persécute des minorités comme les Noirs ; et leur traitement inconstitutionnel, ainsi qu'un nationalisme ignorant et arrogant, s'expriment par la voix des sénateurs et des représentants, avec leurs haines raciales, leurs attitudes séparatistes et leurs méthodes politiques malhonnêtes.

Au fond, néanmoins, ces trois Grandes Puissances constituent l'espoir du monde et forment le triangle spirituel de base, sur quoi se fondent les plans et les événements qui inaugureront le monde nouveau. Les autres nations puissantes, si peu prêtes soient-elles à l'admettre, ne sont pas dans une position aussi forte ; elles n'ont pas le même idéalisme, ni les mêmes immenses ressources nationales. Leurs préoccupations nationalistes limitent leur vision du monde. Des idéologies étroites les conditionnent, il leur faut lutter plus durement pour maintenir leur existence nationale ; elles défendent leurs frontières et leurs profits matériels, et elles omettent d'offrir leur pleine coopération à l'humanité tout entière. Les nations plus petites n'ont pas tout à fait la même attitude. Leurs régimes politiques sont relativement plus honnêtes et constituent, au fond, le noyau de ce monde fédéré, qui se forme inévitablement autour des trois Grandes Puissances. Ces fédérations se fonderont sur des idéals culturels, pour garantir de justes relations humaines ; plus tard, elles ne se fonderont plus sur une politique de puissance ; elles ne seront plus des combinaisons de nations alliées contre d'autres nations, à des fins égoïstes. Les frontières, le contrôle de certaines zones, et les jalousies internationales cesseront d'être les facteurs dominants.

Pour créer ces conditions meilleures, il faut réaliser un ajustement important et un changement fondamental, sinon, aucun espoir de paix ne peut être trouvé sur terre. Le rapport entre le capital et le travail d’une part, et celui entre ces deux groupes et l'humanité entière d’autre part doivent être réglés. C'est de ce problème que le présent chapitre va traiter. Je ne présente aucune solution, mais propose simplement de discuter la question en suivant des idées larges et générales. Nous sommes tous familiers avec ce problème, car il suscite de violents préjugés et des opinions partisanes ; dans le bruit des paroles et la violence de la lutte il pourrait être utile d'aborder le sujet d'un point de vue plus universel, compte tenu des valeurs spirituelles qui émergent.

Commençons par certaines déclarations fondamentales :

D'abord, il faut reconnaître que la cause des troubles mondiaux et des guerres mondiales, qui ont ruiné l'humanité et répandu la misère sur toute la planète, sont attribuables en grande partie à un groupe égoïste, qui, dans des buts matérialistes, exploite les masses depuis des siècles et utilise le travail de l'humanité à ses propres fins égoïstes. Des barons féodaux en Europe et en Grande-Bretagne au moyen âge, jusqu'aux puissants groupes d'affaires de l'ère victorienne et à la poignée de capitalistes, nationaux et internationaux, qui contrôlent aujourd'hui les ressources du globe, le système capitaliste s'est développé et a ruiné le monde. Ce groupe de capitalistes s'est acquis l'exclusivité des ressources du monde et des matières premières nécessaires à une existence civilisée et les a exploitées. Il a pu le faire parce que les richesses du monde lui appartenaient et qu'il les contrôlait par des administrations liées entre elles. Il tenait tout en mains. Il a rendu possible les vastes différences existant entre ceux qui sont très riches et ceux qui sont très pauvres. Il possède l'argent et la puissance qu'il donne. Les gouvernements et les politiciens sont ses jouets. Il contrôle les élections. Il est responsable des étroits buts nationalistes des politiques égoïstes. Il a financé le commerce du monde et contrôlé le pétrole, le charbon, l'énergie, la lumière et les transports. Il est maître, publiquement ou en secret, des comptes en banque du monde entier.

La responsabilité de la misère, largement répandue aujourd'hui dans tous les pays, incombe principalement à certains groupements importants d'hommes d'affaires, de banquiers, de chefs de cartels, monopoles, trusts et organisations internationaux, et aux directeurs d'immenses corporations, agissant par lucre, pour un gain commun ou personnel. Ils ne se soucient nullement du bien public, sauf dans la mesure où celui-ci demande plus de bien-être. Cela leur permet, grâce à la Loi de l'Offre et de la Demande, de fournir les biens, les transports, la lumière ou l'énergie, qui, en fin de compte, leur apporteront les plus gros bénéfices financiers. L'exploitation de la main-d'oeuvre, la manipulation des plus importantes ressources planétaires et l'encouragement à la guerre, pour leur profit ; privé ou celui de leurs affaires, caractérisent leurs méthodes. La masse populaire le sait et sa colère monte progressivement contre ce groupe de capitalistes ; les classes moyennes, sympathisantes, craignent ces hommes, mais redoutent d'agir. Les riches honnêtes, et ils sont nombreux, les chefs d'entreprises bien intentionnés, qui sont aussi humanitaires (il en existe aussi beaucoup) n'osent rien faire, par peur des représailles et de la ruine. Cette ruine toucherait, à part eux, leurs familles et leurs actionnaires.

Dans chaque nation existent de tels hommes et des organisations pareilles, responsables du système capitaliste. Les ramifications de leurs affaires et leur mainmise financière sur l'humanité s'étaient établies, avant la guerre, dans tous les pays ; elles existent toujours, quoiqu'elles se soient dissimulées pendant la guerre. Formés en un groupe international étroitement lié, ils agissent dans une complète communauté d'idées et d'intentions, se connaissent et se comprennent. Ces hommes se trouvaient parmi les Nations unies, comme dans les Puissances de l'Axe. Ils travaillaient ensemble auparavant et ont continué à le faire pendant la guerre entière, grâce à des systèmes de contacts inter directoriaux, sous de faux noms et par des organisations fictives, aidés de neutres partageant leurs idées. Aujourd'hui, malgré le désastre où ils ont plongé le monde, ils se réorganisent et renouvellent leurs méthodes. Leurs buts demeurent pareils. Leurs relations internationales ne sont pas rompues. Ils constituent la plus grande menace pour l'humanité actuelle. Ils contrôlent la politique, Ils achètent les hommes en vue dans chaque nation ; ils s'assurent de leur silence par des menaces, par de l'argent, et par la crainte. Ils amassent les richesses et se procurent une popularité illusoire au moyen d'entreprises philanthropiques. Leurs familles mènent des existences douces et faciles ; elles ignorent le sens du travail commandé par Dieu. Ils s'entourent de beauté, de luxe et de trésors, ils ferment les yeux à la pauvreté, à la misère nue, au manque de chaleur et de vêtements décents, à la famine et a la laideur de l'existence menée par les milliers de gens qui les entourent. Ils donnent aux oeuvres charitables et aux Eglises, pour tranquilliser leurs consciences et pour éviter les impôts sur le revenu. Ils fournissent du travail à d'innombrables milliers, mais veillent à ce que ceux-ci reçoivent un salaire si minime, que le vrai confort, les loisirs, la culture et les voyages leur demeurent inaccessibles.

Ce sont là de terribles accusations. Pourtant, elles peuvent être prouvées par mille exemples. Cela incite à la révolution et à des troubles croissants. Dans tous les pays, la masse du peuple est agitée et s'éveille à l'aube nouvelle qui naît. La guerre est maintenant déclarée entre les intérêts égoïstes des riches et la masse humaine, qui, demande la justice et sa part équitable des biens de la terre.

A l'intérieur du système capitaliste, il en est qui se rendent compte du danger menaçant leurs intérêts, et dont la tendance naturelle est de raisonner de façon plus large et plus humaine. Ces hommes se répartissent en deux groupes principaux :

D'abord, ceux qui sont vraiment humanitaires, qui désirent le bien de leurs semblables et qui n'entendent nullement exploiter les masses, ni profiter de la misère d'autrui. Ils sont parvenus à leur position et à leur influence, grâce à leurs vrais talents ou par leur situation héréditaire, et ne peuvent éviter la responsabilité de disposer des millions qui leur sont confiés. Souvent, leurs coadministrateurs les paralysent et leur lient les mains par les règles établies du jeu, par le sens de leurs responsabilités à l'égard de leurs actionnaires, et par la certitude que, quoiqu'ils fassent, qu'ils luttent ou qu'ils se démettent cela ne changera rien à la situation. Elle dépasse les possibilités individuelles. Ils demeurent donc relativement impuissants. Ce sont des gens équitables et justes, corrects et bons vivant simplement et dotés du sens des valeurs véritables mais ils ne peuvent guère agir de manière efficace.

En second lieu viennent ceux qui sont assez intelligents pour déchiffrer les signes des temps ; ils comprennent que le système capitaliste ne peut continuer indéfiniment, en face de la colère croissante de l'humanité et du développement régulier des valeurs spirituelles. Ils commencent donc à transformer leurs méthodes, à universaliser leurs affaires, en instituant des accords coopératifs, avec leurs employés. Leur égoïsme inhérent leur dicte ces changements et l'instinct de préservation déterminé leurs attitudes. Entre ces groupes se situent ceux qui n'appartiennent ni à l'un ni à l'autre et qui offrent un terrain propice à la propagande du capitaliste égoïste ou de l'humanitaire généreux.

Il serait bon d'ajouter que le raisonnement égoïste et les motifs de séparativité, qui distinguent le système capitaliste se retrouvent chez le petit homme d'affaires sans importance épicier du coin, le plombier et le mercier, qui exploitent leurs employés et trompent la clientèle. C'est l'esprit universel d'égoïsme et d'amour du pouvoir, contre lequel nous devons lutter. La guerre a agi comme une purge. Elle a partout ouvert les yeux des gens aux causes fondamentales de la guerre : la misère économique, basée sur l'exploitation des ressources de la planète par un groupe international d'hommes ambitieux et égoïstes. L'occasion de changer cet état de choses se présente. La difficulté vient de ce que les groupes capitalistes sont prêts et agissent immédiatement pour ramener le mauvais vieux temps, tandis que les masses ne sont pas prêtes et ne savent guère comment agir.

Tiré de « Les Problèmes de l’humanité »

 

Haut de la page
Page précédente Page suivante
 

Cirque de Montagne
cliquer pour agrandir

1er bulletin
2009

2eme bulletin
2009 - AUCUN

3eme bulletin
2009


Autres Bulletins

Nicolas Roerich
L'oeuvre du Maître D.K.
Le retour du Christ
Bulletins de l'AQBV
Méditation
Méditations de la pleine lune
Le Messager Lunaire
Centre de formation de l'AQBV
Centre de santé Source De Vie
Catalogue Librairie
Catalogue Bibliothèque
Catalogue Documentation BVM
Téléchargements
Les Maîtres
Les Initiés
Documents divers
L'École Arcane
Financement
Sons et vidéos
Partage
Formules d'inscriptions
Bons de Commande
Autres liens
 
 © 2005 Association Québecoise de la Bonne Volonté