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4eme Bulletin 2009
Pénalité découlant d’un mauvais usage
de la matière mentale
Trois formes de pénalité sont attachées au
mauvais usage de la matière mentale ; l'aspirant doit apprendre
à s'en préserver, en évitant ce faux emploi
; l'application de la pénalité sera évitée.
- Une forme-pensée peut agir comme un boomerang. Elle
peut retourner avec une vitesse accrue à celui qui l'a
lancée. Une forte haine, vêtue de matière
mentale peut retourner à son créateur, chargée
de l'énergie de la personne haïe et agir d'une manière
désastreuse dans la vie de l'aspirant. Ne haïssez
donc pas. Il y a un fond de vérité dans l'aphorisme
: "Les malédictions reviennent comme les poules à
leur perchoir". Un fort désir d'acquisitions matérielles
finira par apporter ce qu'on désire, mais on s'apercevra
alors qu'on n'a plus le désir de la possession et qu'on
la considère même comme un fardeau ; ou qu'on possède
déjà plus que ce qui est nécessaire et qu'on
est rassasié sans savoir que faire de ce qu'on a obtenu.
Une puissante forme-pensée qui ajoute l'aspiration à
l'illumination spirituelle ou à la reconnaissance de la
part du Maître, peut apporter un flot de lumière
tel, qu'il aveugle l'aspirant et le met en possession d'une richesse
d'énergie spirituelle à laquelle il n'est pas préparé
et qu'il ne peut employer. Ce puissant désir peut aussi
attirer vers lui une forme-pensée d'un des Grands Etres
et le plonger ainsi plus profondément dans le monde de
l'illusion et dans l'astralisme. Aussi l'humilité est-elle
nécessaire de même que le désir de servir
et l'oubli de soi si l'on veut construire correctement. Telle
est la loi.
- Une forme-pensée peut aussi agir comme un agent empoisonné
et empoisonner toutes les sources de la vie. Elle peut ne pas
être assez forte pour sortir de l'aura de son créateur
(peu de formes-pensées le sont) et trouver son but dans
une autre aura, y prendre de la force et retourner là d'où
elle est partie, toutefois avec une vitalité propre qui
peut dévaster la vie de l'aspirant. Une aversion forte,
le doute qui ronge, la jalousie, l'anxiété et le
désir de quelque chose ou de quelqu'un peuvent agir comme
un poison si violent que toute la vie en est gâchée
et le service rendu vain. Tous les rapports avec autrui sont infructueux
ou même dangereux, car l'aspirant hostile ou soupçonneux
gâte son foyer ou son groupe d'amis par une attitude intérieure
empoisonnée dominée par une idée. Son rapport
avec son âme et la force du contact avec le monde des idées
spirituelles stagnent, car il ne peut progresser, retenu par le
poison dans son système mental. Sa vision se déforme,
sa nature est corrodée et tous ses rapports sont gênés
par les pensées qui le tourmentent et le rongent, pensées
auxquelles il a donné forme et qui ont une vie si puissante
qu'elles peuvent l'empoisonner. Il ne peut s'en débarrasser
malgré tous ses efforts et bien qu'il comprenne clairement
(théoriquement) la cause de son mal. C'est l'une des formes
plus communes de difficulté, car elle a son siège
dans la vie personnelle égoïste. Elle est souvent
si fluide qu'elle semble défier toute action directe.
- Le troisième danger contre lequel l'aspirant doit se
prémunir est d'être obsédé par ses
propres idées, qu'elles soient temporairement justes ou
fondamentalement fausses. N'oubliez pas que toutes les idées
justes sont temporaires et qu'elles doivent finalement donner
lieu à une vérité plus grande. Quelqu'un
peut avoir saisi l'un des principes moins importants de la Sagesse
éternelle très clairement et être si convaincu
de sa justesse que le tout plus vaste est oublié. Il construit
une forme-pensée autour d'une vérité partielle
qu'il a perçue, mais qui peut devenir pour lui une limitation,
le retenant prisonnier et l'empêchant de progresser. Il
est si certain d'avoir la vérité qu'il ne peut distinguer
la vérité de quelqu'un d'autre ; il est si convaincu
de la réalité de son concept de ce qui doit être
la vérité, qu'il en oublie ses limitations cérébrales
; il oublie que la vérité lui est venue par sa propre
âme, qu'elle est colorée par son rayon et que c'est
son mental séparateur qui a construit la forme-pensée.
Il ne vit que pour cette petite vérité et n'en voit
point d'autres. Il cherche à imposer sa forme-pensée
aux autres et devient un fanatique, mentalement déséquilibré,
même si le monde le considère sain.
Tiré de « Traité sur la Magie
Blanche »
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