|
4eme Bulletin 2009
Introduction aux dangers de penser incorrectement
Pour l'aspirant qui apprend encore à penser, le problème
est différent. Il est encore enclin à user de matière
mentale pour revêtir sa compréhension erronée
des idées ; il peut encore éprouver sympathie et antipathie
par l'énergie de la pensée ; il est tenté d'employer
la matière mentale pour réaliser ses désirs
personnels. Tout aspirant sincère en témoignera.
Beaucoup d'entre vous se préoccupent de la manière
de garder leurs pensées et de protéger les idées
formulées. Certaines pensées sont des idées
revêtues de substance mentale et demeurent sur le plan mental
; c'est le cas des conceptions abstraites et des faits, se référant
à la vie intérieure occulte, qui traversent le mental
du penseur. Ils ne sont pas difficiles à protéger
car leurs vibrations sont si hautes et subtiles que rares sont ceux
qui sont capables de les vêtir correctement de substance mentale,
aussi le risque de propager ces idées est-il minime.
Il y a ensuite les communications qui font partie de l'enseignement
occulte. Le cercle de ceux qui le saisissent s'élargit ;
ces formes-pensées attirent à elles de la substance
astrale du désir qui est dans le cœur de l'aspirant.
A lui de vérifier, de corroborer et de partager avec le groupe
pour qui la connaissance est aussi importante que pour lui. Ce n'est
pas toujours possible. La méthode de protection est d'empêcher
à la matière astrale d'adhérer à la
forme-pensée mentale, d'éliminer la matière
provenant du niveau du désir et d'empêcher à
ce genre de matière de prendre forme. Là où
il n'existe pas le désir de parler, où l'effort est
tendu pour empêcher l'accumulation de substance astrale autour
du noyau central, une autre forme-pensée se construit qui
intervient et protège.
Un autre genre de forme-pensée très fréquent
est de ceux qui causent le plus de difficultés. Il s'agit
de renseignements, de détails, de nouvelles qui peuvent dégénérer
en bavardage et qui se rapportent soit à votre travail soit
à autrui. Comment peut-on empêcher de transmettre de
tels faits qui ont leur origine sur le plan physique ? C'est là
la difficulté. Les faits intérieurs de la vie occulte
et ceux dont l'origine est sur le plan mental ne sont pas si difficiles
à cacher car ils sont perçus seulement par ceux qui
ont des vibrations assez hautes ; quand c'est le cas, il s'agit
alors d'un caractère ferme et de sagesse. Il n'en est pas
ainsi d'un fait sur le plan physique, car les pensées qui
s'y réfèrent viennent du bas et augmentent de vitalité
étant connues de beaucoup de gens, lesquels sont souvent
peu sages. Une sorte d'entité se produit vaguement sur le
plan mental et ce n'est qu'un mental supérieur qui peut la
formuler et la revêtir de matière mentale avec une
précision mathématique. Un tel mental a en général
assez de sagesse pour refuser de la revêtir de matière
astrale. Sur le plan physique, l'entité est vitale, revêtue
de matière astrale et mentale quand vous entrez en contact
avec elle. Faut-il l'arrêter ou la vitaliser ? Arrêtez-la
par une vague d'amour à l'égard de la partie impliquée,
enveloppant ainsi la forme-pensée qui est renvoyée
à son créateur, une vague d'amour assez forte pour
l'envelopper, peut-être la désintégrer ; dans
tous les cas, la renvoyer sans violence à son expéditeur.
Peut-être s'agit-il d'un mauvais renseignement, d'un mensonge
ou de potins. Dévitalisez-la par l'amour, mettez-la en pièces
par le pouvoir d'une forme-pensée contraire qui soit de paix
et d'harmonie.
Ce peut-être une nouvelle vraie qui se rapporte à
un malheur ou une action mauvaise d'un frère tombé
dans l'erreur. Que faire ? Pour un fait vrai, on ne peut employer
la désintégration. Dans ce cas, vous pouvez apporter
votre aide en appliquant la loi de l'Absorption, c'est-à-dire,
absorbez la forme-pensée dans votre coeur et transmutez-la
par l'alchimie de l'amour. Soyons pratiques et donnons un exemple,
car c'est très important.
Supposons qu'un de vos frères vous raconte un fait qui concerne
un autre frère, une action qui, aux yeux du monde, est considérée
comme une faute, une erreur. Votre conscience, plus mûre et
plus développée, vous fait comprendre que cette mauvaise
action de votre frère peut être la conséquence
du karma ou d'une bonne intention mal interprétée.
N'ajoutez rien qui puisse aggraver ce qui a été dit,
ne répandez pas l'information et faites en sorte que la forme-pensée
soit enfermée dans une impasse.
Construisez alors un contre-courant de pensées et envoyez
vers votre frère qui est dans l'erreur des ondes d'amour,
des pensées d'assistance, de courage, d'aspiration et de
sage application des leçons qu'il doit apprendre par l'action
commise. N'employez pas la force, car il n'est pas juste qu'un fort
penseur influence un penseur plus faible, mais employez la douceur
et l'amour qui transmue.
Tiré de « Traité sur la Magie
Blanche »
Haut de la page
Page précédente
Page suivante
|