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4eme Bulletin 2009
Comment éviter les dangers indiqués et penser correctement.
Comment l'homme peut-il se garder de tels dangers ? Comment peut-il
construire correctement ? Comment peut-il maintenir l'équilibre
qui lui permette de juger sainement, de voir juste et de garder
le contact mental avec son âme et avec l'âme de ses
semblables ?
Tout d'abord, par une pratique constante de la non-violence qui
est absence de violence, innocuité, dans les paroles, les
pensées et les actions. C'est une innocuité positive,
impliquant activité et vigilance et non une tolérance
négative et vague.
Ensuite, il faut quotidiennement veiller aux portes de sa pensée
et régler la vie mentale. Certaines lignes de pensée
ne seront pas tolérées et de vieilles habitudes de
pensée doivent être compensées par des pensées
créatrices et constructives. Certains préjugés
(notez la valeur ésotérique de ces mots) seront repoussés
à l'arrière-plan afin que de nouveaux horizons puissent
permettre à des idées nouvelles de pénétrer.
Ceci demande une vigilance de chaque heure ; après la victoire
sur les vieilles habitudes, pourra s'établir un nouveau rythme.
L'aspirant découvrira alors que le mental est concentré
sur les nouvelles idées spirituelles et que les anciennes
formes-pensées ne retiennent plus son attention ; elles mourront
d'inanition. C'est une pensée encourageante. Les trois premières
années de travail seront les plus dures ; ensuite, le mental
sera occupé par des idées positives et non plus par
de vieilles formes-pensées.
Troisièmement, en refusant de vivre dans son propre monde
de pensée pour pénétrer dans le monde des idées
et dans le courant de la pensée humaine.
Le monde des idées est celui de l'âme et du mental
supérieur. Le courant des pensées et des opinions
des hommes est celui de la conscience publique et du mental inférieur.
L'aspirant doit fonctionner dans les deux mondes. Prenez-en bonne
note. Il ne s'agit pas de fonctionner librement, ce qui impliquerait
une idée de facilité, mais de pouvoir agir indépendamment
dans les deux mondes. Par la méditation quotidienne, il arrive
au premier, en lisant avec intérêt et compréhension,
il arrive au deuxième.
Quatrièmement, il doit apprendre à se détacher
de ses propres créations mentales et les laisser libres d'accomplir
le but qu'il leur a intelligemment proposé. Ce quatrième
processus se divise en deux parties :
1. Par le moyen d'une phrase mystique, il coupe le lien qui retient
une idée incarnée dans son aura mentale.
2. En détachant son mental de cette idée quand elle
a été envoyée pour sa mission, il apprend la
leçon donnée dans la Bhagavad Gîta, celle de
"travailler sans attachement".
Ces deux points varient selon la croissance et le stade de développement
de l'aspirant. Chacun doit formuler, pour soi, sa propre "phrase
de détachement" et seul, sans aide, apprendre à
détacher son regard des trois mondes où il travaille
et lancer son idée vers la tâche à accomplir.
Il doit apprendre à retirer son attention de la forme-pensée
qu'il a construite dans laquelle l'idée est incorporée,
sachant que quand l'énergie spirituelle afflue et circule
en lui, sa forme-pensée exprimera l'idée spirituelle
et accomplira son oeuvre. Elle est maintenue cohérente par
la vie de l'âme et non par le désir de la personnalité.
Les résultats tangibles dépendent toujours de la force
de l'impulsion spirituelle qui anime l'idée incorporée
dans la forme-pensée. Le travail doit s'accomplir dans le
monde des idées et non dans celui des effets physiques. Les
effets physiques répondront automatiquement à l'impulsion
spirituelle.
Tiré de « Traité sur la Magie
Blanche »
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